mardi 19 mai 2009

évolution de la perception de la peau


"évolution des connaissances sur l'influence de la perception de la peau"

Cette "évolution de la perception" n'est ni plus ni moins que l'histoire (visuelle, littéraire et scientifique) de la représentation (de la peau). Pour situer cette évolution il faudras passer par Platon et Socrate, le saccus merda médiéval, les premières dissections .... avant d'atterrir avec des conceptions plus scientifique et littéraire des 200 dernières années .

Ce qui en ressort c'est que la peau, comme enveloppe, définit notre identité comme axe central de notre culture. Elle est le point de rencontre avec l'autre en définissant une présence marquée par la réalité de la surface : l'age et la santé, mais aussi un état d'âme miroir d'une position sociale.

C'est aussi une aide mémoire. En tant qu'image (symbole), cette peau nous place devant la réalité et l'inévitable vieillissement et la mort*. Mais, peu importe la réalité biologique de notre enveloppe, elle reste l'élément (le plus) important de catégorisation sociale basé sur des jugements de valeurs subjectives (comme seul l'homme est capable de faire).



* D'où l'image tire-t-elle la puissance que sa surface irradie ? D'un fond inimaginable : de ce fond d'absence à jamais retirée dont l'imago des morts romains formait la présence imposante et vénérable. Toujours, du fond des images, la mort nous dévisage ; la mort, c'est-à-dire notre immortalité. (Jean-Luc Nancy. Au fond des images. Galilée, 2003.)


(1564) André Vesale et son De humanis corporis fabrica http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_V%C3%A9sale

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